Le vélo passe à la vitesse supérieure

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À Aubervilliers, comme dans toute la Seine-Saint-Denis, le vélo est un mode de déplacement pris très au sérieux, par les habitant·e·s et les institutions locales. Les chantiers à venir visent à favo-riser la circulation et à sécuriser le station-nement des bicyclettes.

Pour de nombreux·ses Albertivillarien·ne·s, le vélo est un mode de transport à part entière qui permet de ne pas prendre sa voiture pour les petits trajets du quotidien. Depuis quelques années, les collectivités territoriales suivent et encouragent cet élan citadin d’un nouvel ordre, source d’indéniables avantages sur le plan envi-ronnemental, mais également humain. Petit point d’étape dans cette course à la mobilité douce.

DES OBJECTIFS AMBITIEUX
Les deux institutions compétentes dans le domaine des aménagements pour le vélo sont le département et Plaine Com-mune. Ces collectivités sont en charge, respectivement, des routes départemen-tales et de la voirie communale. Or, au cours de cette dernière décennie, un effort de coopération est mené en faveur d’une présence du vélo en ville par ces instances en premier lieu. Plusieurs mesures impor-tantes sont d’ores et déjà prises, comme le Plan mobilités durables adopté pour la période 2016-2020. Le département s’engage à innover et investir afin d’amé-liorer et transformer 345 kilomètres de routes départementales, et créer 30 kilo-mètres de voies cyclables. Plus récemment, le conseil départemental a lancé un plan de 150 millions d’euros sur cinq ans pour adapter les 250 routes restantes à la pré-sence de ces deux roues. Ces objectifs ambitieux s’inscrivent dans une politique globale qui vise à diminuer la part de la voiture en ville, une des grandes respon-sables de la pollution urbaine. Rappelons qu’au printemps de cette année, la muni-cipalité d’Aubervilliers s’est déclarée favo-rable au dispositif de Zones à faibles émissions (ZFE), dans l’intérêt de la santé de toutes et tous les habitant·e·s particuliè-rement exposé·e·s à la pollution à parti-cules fines de ce côté du périphérique. Le département, Plaine Commune et la Ville concentrent ainsi leurs efforts autour de deux grands axes. D’une part, accompa-gner l’implantation de Vélib’, d’autre part, développer les pratiques cyclables auprès des habitant·e·s, en proposant des parcours de circulation sûrs et efficaces, en sécuri-sant le stationnement et, enfin, en aug-mentant l’offre de service pour la répara-tion et l’entretien du matériel, tout ceci en collaboration avec le tissu associatif.

CIRCULER ET STATIONNER
En pratique, l’expansion du vélo en ville implique de répondre à ces deux impé-ratifs que tout cycliste aguerri a déjà dû affronter : pouvoir circuler en toute sécurité, et stationner son véhicule. Circuler, stationner : le b.a.-ba de tout mode de transport. En ville, piéton·ne·s et cyclistes entrent en concurrence avec les auto-mobilistes dans ces deux domaines. Ainsi, le gros des mesures mis en œuvre va dans le sens d’une reconquête de l’espace urbain réservé depuis plusieurs décennies à la voiture.Commençons par la voirie. À Aubervilliers, il est question d’aménager tout un réseau de routes et de rues connectées entre elles pour que les cyclistes puissent aisé-ment se rendre à leur travail ou dans les lieux publics les plus fréquentés (les établissements publics, par exemple). Au niveau départemental, on peut citer l’avenue Victor Hugo, l’avenue de la République, la rue Henri Bar-busse et la rue Danielle Casanova qui sont particulièrement empruntées, sans parler des quais autour du canal qui sont deve-nus une véritable « autoroute » du vélo. Voilà pour les grands axes. En ce qui concerne les réseaux intermédiaires, une attention est portée aux rues moins larges qui permettent de relier ces différentes « ave-nues » très fréquentées en passant par des voies plus calmes. À l’heure actuelle, le réseau des routes cyclables est en cours de réalisation, avec une variété de solutions adaptées aux contraintes (voir encadré).Parallèlement à cette première question de la circulation des vélos en ville, une attention est portée à celle de leur stationnement. Aussi, à Aubervilliers, 31 ar-ceaux ont été posés devant les différents établissements scolaires pour la rentrée 2019 et un second déploiement est en cours pour en installer devant les établis-sements publics et les lieux très fréquen-tés : les parcs, L’Embarcadère, la piscine, le CRR (Conservatoire à rayonnement régional), le Centre de santé, l’Hôtel de Ville… Au total, on pourra compter sur 48 arceaux correspondant à 96 places de stationnement pour les vélos.

LA VILLE S’ENGAGE
Ce mobilier urbain est d’ores et déjà commandé à Plaine Commune. Chaque ville a la latitude de mener des actions de son côté pour compléter l’offre et l’adapter. À Aubervilliers, c’est au titre de l’engagement n°4 de Vivre Aubervil-liers! que la ville s’implique pour accompagner la venue du vélo, notamment en accompagnant les actions du Collectif Vélo qui promeut, défend et améliore la circulation et les infrastructures pour le vélo. Des groupes de travail locaux autour du vélo sont ainsi organisés en ce moment même par la ville pour confronter les différentes institutions compétentes aux besoins des habitant·e·s. Le Collectif Vélo d’Aubervilliers, l’association Les Vélos de la Brèche et des Albertivillarien·ne·s concerné·e·s par l’écologie ou la vie citoyenne se sont emparé·e·s de l’occasion pour partager leur vécu de cyclistes, avec autant de critiques constructives que d’idées concrètes.

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