À nous le square Lucien-Brun

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Les plans pour la rénovation du parc Lucien-Brun sont prêts ! Premier coup de pelle début 2020 et, en attendant, des occupations ludiques et participatives sont prévues.

 

Situé au bas de quatre tours HLM, au cœur du quartier Jules Vallès – La Frette, le parc Lucien-Brun est le plus grand espace vert de la ville, après le square Stalingrad.
Pour les années à venir, Plaine Commune, la collectivité en charge des espaces verts de 9 villes a l’ambition d’en faire un élément central de la végétalisation de la Seine-Saint-Denis.
L’enjeu sur le long terme serait de réaliser une trame verte depuis le fort jusqu’au canal. Lucien Brun constituerait non seulement un lieu de passage mais aussi un espace où pourraient se développer de nouvelles espèces de plantes et d’animaux.
Mais, en attendant de se promener à l’ombre de nouveaux arbres, il a fallu imaginer ce à quoi pouvait ressembler ce chantier urbain « vert ».
Construire un lien fort entre des attentes à l’échelle de la région concernant le parc Lucien-Brun et le vécu de ceux qui le fréquentent au quotidien.
C’est courant 2016 que le projet encore abstrait de Plaine Commune avait rejoint les désirs et les volontés des Albertivillarien·ne·s.
À l’époque, les rencontres citoyennes organisées par la Ville avaient fait émerger les besoins et les attentes des habitant·e·s pour leur lieu de vie, quartier par quartier. Les 24 engagements qui résultèrent démontrent le souci des habitant·e·s pour les espaces
verts et pour l’écologie.
À titre d’exemple, il a été décidé de planter 500 nouveaux arbres dans les 10 ans à venir. Dans un autre ordre d’idée, la concertation des habitant·e·s pour tout chantier de grande envergure a été imposée.
Ce terrain fertile a posé les bases d’une coopération sur le long terme entre Plaine
Commune et la Ville d’Aubervilliers.
Plaine Commune, en tant que maître d’ouvrage, a fixé les limites du budget : 4 millions d’euros, soit 120 euros par mètre carré.
Étant donné la présence de quatre tours HLM au sein du parc, l’OPH a été également associé à la conception du projet.
Dans le cadre de ce chantier, les objectifs sont aussi bien d’améliorer la qualité des
espaces aux abords des tours, de clarifier les limites entre les espaces privés et publics et, d’une façon générale, de prendre en compte la parole des personnels et locataires de l’OPH.
De son côté, la Ville a imposé un travail de concertation citoyenne autour de ce grand chantier urbain, notamment par l’intermédiaire du service de la démocratie locale.
Résultat : les plans du futur parc Lucien Brun sont à l’image des exigences des
habitant·e·s, même si leurs propositions ont tout de même fait l’objet d’une validation à plusieurs niveaux.

Le diagnostic

C’est entre septembre et octobre de l’année 2017, que les agences Coloco et DVTup
choisies pour mener l’enquête ont organisé des réunions avec les habitant·e·s et
acteur·rice·s culturels du quartier.
On compte 82 participant·e·s à ce diagnostic
partagé, parmi lesquels, outre des habitant·e·s, des structures municipales (la Maison pour tous Berty-Albrecht notamment), des structures associatives (Vivre ensemble, Aubervacances, AACSSD…) et bien sûr l’OMJA dont les bâtiments se trouvent dans le parc.
Dans les grandes lignes, il a été convenu que le parc manquait d’une identité qui lui serait propre. C’est un lieu de passage plus qu’une destination. Les équipements sportifs et les locaux associatifs tels que la Maison des jeunes ne sont plus adaptés aux besoins des jeunes habitant·e·s. Les espaces verts nombreux mais peu variés.
Il s’agit surtout d’un espace vert uniforme, à l’exception des arbres, et pas encore d’un parc. Plusieurs hypothèses ont été émises pour remédier au manque de propreté du parc et de sécurité. Une grande partie de ces remarques ont servi à l’élaboration d’un
programme de chantier qui devrait débuter en 2020 pour une livraison courant
2021.
En attendant ce changement de paysage, plusieurs projets d’occupation du parc devraient voir le jour dans les mois qui suivent, lesquels viseraient à préciser les plans et à introduire les changements à venir. On pourra s’attendre notamment à une « Rue des enfants », soit un espace coloré avec des marelles, un potager participatif et un éclairage des lieux par des lanternes de papier.

Alix Rampazzo

 

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